sculptures du burkina février 2019

 

Voici l’essentiel des sculptures réalisées dans l’atelier des Arts du Feu de Bobo Dioulasso ce mois de février 2019 (je viens de mettre à jour l’extension nextgen qui gère les galeries, c’est une vraie catastrophe : pas moyen de modifier les vignettes, plus de tri des photos suivant les titres, plus de passage d’une photo à l’autre …. : j’essaye de résoudre ça vite !)

en attendant quelques infos sur les sculptures elles mêmes :

j’ai aimé travailler avec des éléments existants déjà, en les agençant entre eux : la gazelle, le turban ont eu pour point de départ du fil de fer ayant déjà une forme, une histoire et que j’ai trouvés dans l’atelier. les bronze qui les vêt utilise un motif d’insecte xylophage trouvé sur une buche destinée à l’origine à alimenter une boulangerie.

 

pour ‘les danseurs’, j’aime l’idée d’une sculpture en plusieurs parties ; elles peuvent être agencées  par qui le souhaite, et c’est à chacun de déterminer si elles sont une ou deux sculptures, si bien en étant séparées – de quelques mètres ? quelques centimètres ? – elles sont en lien, forment un duo ou 2 solos.

 

les nouveaux travaux dans l’atelier

 

Cette année, je poursuis un travail entamé l’année dernière, et j’innove !

je continue le travail à partir des empreintes, et l’association bronze – fil métallique épais ( 4 sculptures réalisées dans ce registre), et celle sur la réalisation d’objets qui ont une fonction : j’ai fait force poignées et boutons de portes à partir des empreintes sur le bois., et aussi d’une graine utilisée en médecine traditionnelle.

voici la graine, au naturel et son tirage en cire avant passage à la fonte

 

un couple de danseurs, deux figures indépendantes qu’on peut associer à sa guise :

 

une figure étrange, gracile, entre une femme au turban et une antilope :

une photo de texture qui montre comment le détail du bois ressort en bronze; je n’ai pas encore de photo de la sculpture entière :

pour les autres photos, il faudra attendre que je retrouve mon chargeur de téléphone !

 

et j’essaie aussi :

de réaliser des petits pendentifs, en travaillant en collaboration avec un bijoutier de Bobo qui travaille l’argent – j’avais déjà une bague qu’il a réalisée -; c’est au final toujours un travail d’associations , cette fois avec un nouveau métal. Il demande de travailler avec une personne qui ne travaille pas d’habitude sur les projets d’autres personnes, et de mon côté j’ai du mal à imaginer précisément ce que je veux, et à donner tous les éléments pertinents. C’est aussi des pièces toutes petites en comparaison avec les sculptures habituelles, et cela change aussi. C’est autant un travail sur le bronze lui-même que des nouvelles modalités de travail collaboratif. Merci Abdoulaye d’avoir accepté de tenter l’expérience !

une forme à laquelle je pense depuis les premiers stages. il s’agit de travailler avec le bronze en fusion, sans moule. je n’osais pas trop le demander jusqu’à maintenant – c’est déjà bien bizarre les toubabs, il suffisait de regarder le soudeur qui a soudé cette année les pièces bronze- fer pour comprendre ce qu’il en  pensait -, et de plus cela fait fi de toute la tradition qui utilise les moules, la cuisson, et qui contrôle précisément le résultat obtenu. Ma demande a été prise en considération par les bronziers, et j’ai donc 2 pièces qu’il me faut continuer de travailler ….

 

 

 

 

 

les nouvelles sculptures

De retour du Burkina où j’ai travaillé dans’ l’Atelier des Arts du Feu’ à Bobo Dioulasso, je vous présente mes derniers travaux. C’est mon quatrième stage cet atelier. L’accompagnement y est toujours aussi professionnel et attentif.

Les réalisations de cette fois-ci ont été placées sous le signe de la rencontre entre les matières : j’ai utilisé des matériaux existants – carton, écorce, corne …qui ont nécessité pour certains de faire des moules puis des tirages en cire. La fonte  a mobilisé toutes les énergies et toutes les compétences. Une autre série de sculptures a demandé de travailler le bronze et le fer en association après la fonte , en élaborant la sculpture pas à pas à mesure que son assemblage avançait. Les socles ont été réalisés en métal toujours avec le concours de la belle équipe qui a trouvé les plaques de tôle, et les artisans pour réaliser les socles. Pour quelques sculptures, il a fallu réfléchir à une manière de fixer la sculpture au socle, et c’est l’ensemble de nos réflexions qui a permis de trouver la solution….une sélection des sculptures :

 

sculptures de ce mois de février

 

j’ai bien tardé à mettre des images en ligne…

tout n’y est pas encore, et j’ai repris des photos que j’espère meilleures de sculptures plus anciennes,

m’enfin, voilà une bonne partie du résultat du travail de ce mois de février dans l’atelier des ‘Arts du feu’ de bobo Dioulasso !

pour les prix, c’est ici !

une nouvelle série de sculptures

un nouveau voyage au Burkina, un nouveau stage avec Rodrigue, Baaba, Mossè, Karim.

Inutile de dire que sans leur accompagnement, je n’en aurai pas fait autant !

Pour cette série j’ai exploré des combinaisons : bronze et broderie, bronze et bois, bronze et fer.

 

et la dernière née, la main dans la main (gestation et réalisation mai-juin2014)

J’imagine une version gigantesque du veilleur, sur une plage déserte : quelqu’un connaît une collectivité intéressée ? merci d’utiliser la page contact !

 

Enfin, ce jour 16 août 2014, j’ajoute dans la galerie une sculpture créée récemment – Merci Ouransa et Noufou pour le support ! – : la main dans la main.

 

 

 

 

La recette de la sculpture en bronze


Prendre de la cire, et puis jouer
malaxer, rouler, aplatir, étirer
la marier   avec du fer, avec du bois
avec du fil
strier , ciseler, lisser

 

un fer chaud, pour souder, pour les larmes

 

Être insatisfait, faire une boule,
recommencer.
Laisser émerger.

 

Pour la pomme il faut un noyau,
pour le poisson aussi.

 

Et puis envelopper soigneusement d’argile
une couche deux couches trois couches                   laisser sécher

 

Confier au fondeur.

 

Casser
Ebarber, limer, patiner : voilà, c’est prêt !

Les sculptures

Plaisir d’enfance retrouvé du modelage…plaisir à réaliser un objet….plaisir à travailler en équipe – et quelle équipe, Noufou Sissao en France et au Burkina Faso, Rodrigue, Baba et Mosé au Burkina Faso – (je n’ai ni la compétence, ni l’équipement pour réaliser seule des sculptures en bronze)…