31 octobre

De retour au pays du camembert et de Sarkozy, mais aussi de vous, ce matin, tôt. je réorganise un peu mes photos, et vous envoie les dernières que je n’avais pas encore organisées.

D’abord, l’album rouge un peu enrichi : photos d’un salon de massage de pieds du point de vue du client, et photos – qui étaient déjà dans la première version, mais sans explications : dans certains temples, on peu demander au Bouddha qu’on vénère des réponses aux questions qu’on se pose. Petits bâtons et ‘haricots’ en bois, jetés par terre, donnent la réponse. Comme les fideles jettent les oracles plusieurs fois, je ne sais pas si c’est pour être bien sur de la réponse, ou s’ils le font jusqu’au moment ou ils obtiennent une réponse qui leur sied !

Ensuite, l’album du temple des mille bouddhas, a Sha Tin (nord des territoires de Hong Kong) : des bouddhas dores en pagaille, il y a le coin des hommes et celui des femmes; derrière le temple, la fabrique des statues en armature de fer, puis grillage pour donner du volume, puis ciment. Je n’ai pas été témoin de la phase peinture. Comme bien entendu tout est extrêmement codifié, les modèles auxquels il faut se référer sont représentés sur des feuillets, auxquels les sculpteurs se conforment. Et, au milieu de tout ça, un petit temple – un simple autel, presque- qui a l’air de n’avoir rien a faire avec le bouddhisme / un petit gars dans un fauteuil – un trône ? – …. et les fleurs offertes ramassées, presque fanées, prêtes a brûler… Il y a un bouddha au tuyau d’arrosage, et un bouddha au compteur électrique.

Bises, que les dragons, les chauves souris, les béliers (tous animaux qui portent bonheur pour les chinois) soient avec vous !

24 octobre

A Guangzhou (Canton) depuis le debut de la semaine, je me repose un peu…. Je visite des musees. J’ai visite une petite (! a l’echelle de la Chine, 1 million d’habitants tout de meme !) ville a une vingtaine de km… J’avais de grandes ambitions pour visiter les environs, mais pas assez d’energie….J’ai bien compris vos remarques sur le lien texte/photos, mais chaque fois que je vais dans un cafe internet pour vous envoyer mail et photos, j’en ai environ pour deux heures scotchee devant l’ordi. Aussi, mettre des legendes, et des commentaires aux photos, ca me prendrait encore plus de temps !

Les musees donc, trois a mon actif :

– Le premier, c’est l’exposition du contenu d’une tombe royale decouverte a Guangzhou meme il y a une vingtaine d’annees en creusant les fondations d’un immeuble. Si mes souvenirs sont bons, la tombe date du debut du millenaire. C’etait absolument magnifique, mais photos interdites, et pas de bonnes cartes postales. Il vous faudra venir a Guangzhou pour vous rendre compte par vous-memes. Il y avait dans ce musee une exposition temporaire d’une autre decouverte archeologique, faite il y a moins de 10 ans dans une lointaine province dont j’ai oublie le nom. Photos autorisees, et j’ai achete un bouquin : vous pourrez vous faire une petite idee (mais je viens d’essayer d’envoyer les photos : meme Pb que precedemment; vous attendrez, donc). Une esthetique tres etonnante, des techniques tres sophistiquees (bronze, jade…) pour ce que j’ai compris etre une civilisation qui a existe il y a 5000 ans !

– Le deuxieme musee :  tout petit musee fourre-tout, quelques poteries neolithiques, des frigos des annees 20 et des vases Ming au milieu…et au dernier etage, un magasin ! Il y avait une exposition temporaire des photos prises par Thompson, un ecossais, dans les annees 1870. ça, c’etait vraiment interessant. Heureusement, c’etait dans un joli parc.

– Le troisieme musee : art contemporain, dont les expositions etaient largement trustees par une exposition temporaire consacree au 60eme anniversaire de la Republique Populaire de Chine. Mais c’est un musee novateur – l’ancien responsable (on dit conservateur, pour un musee, non ?) a en particulier inaugure des festivals de photos. J’ai achete des bouquins, c’est tres interessant : a la fois un temoignage de la vie en Chine ces 30 dernieres annees, et pour les plus contemporains, des vraies personnalites, avec un vrai regard original. Et au dernier etage, les creations des enfants des ecoles… Rafraichissant…

La ‘petite’ ville etait vraiment tres interessante :

– un temple taoiste, tres different des temples bouddhistes – plus colore, avec beaucoup de representations d’animaux, fantastiques ou non

– avec une veneration de maîtres de Kung Fu (deux batiments consacres a deux d’entre eux), leur vie, leur fondation, les films, les livres qu’on a fait sur eux, comment ils sont connus dans le monde entier…

– un jardin, bonsais, pierres tourmentees et piece d’eau,

– une vieille ville en cours de demolition, protegee par des palissades et des gardes. Mais ceux-ci m’ont laissee entrer, et j’ai pu me balader, prendre des photos. Il y avait un autre preneur de photos, equipe d’un appareil et d’un beau casque de chantier orange : un peintre local, qui parlait un peu anglais, et qui prenait des photos avant que cela ne soit completement detruit.

A Guangzhou, je me balade. entre centres commerciaux et grands magasins – impossible pour moi d’y faire des achats : les plus grandes pointures, c’est du 39, et le xxxxxxL, c’est encore trop petit : trop de seins, trop de fesses….et habitations basses comme un ilot entre grands immeubles, et peripherique…

L’île de Shamian est interessante, ancienne concession coloniale avec des batiments de la fin du XIXeme, debut XXeme… encore un endroit populaire pour les photos de mariage !

Enfin, on mange super bien a Guangzhou : j’ai teste vietnamien et thai, vraiment delicieux, currys de coco et soupes aigre douces, un restaurant chinois traditionnel d’une region proche (omelette aux huitres, et canard a la sauce vinaigree, miam !  ), Enfin, un restaurant dit français, qui faisait une interessante cuisine avec des references françaises et chinoises.

Vous aurez des photos quand mypix voudra bien fonctionner.

J’ai tellement achete de choses que j’ai du me procurer une valise supplementaire, et aussi pour la jeune fille rencontree a Xiamen, et qui est de Guangzhou, j’ai achete au carrefour du coin une bouteillade Bordeaux et un camembert a partager…Je suppose que ce sera la premiere fois de sa vie qu’elle goutera un fromage !

19 octobre

Etes-vous lasses de mes messages ? pas beaucoup de reactions ces derniers temps.. Si vous ne voulez plus rien recevoir, dites-le moi, j’arreterai de vous inonder….et pourtant, j’en depense de l’energie pour trouver des cafes internet !

J’ai enfin compris pourquoi je n’avais pas toujours la reponse escomptee quand je demande où trouver un cafe internet : le mot ‘wangba’ peut se prononcer de differentes façons (avec differents accents toniques) , toutes n’ayant pas la meme signification. L’une d’elles est en particulier : ‘connard’. D’ou les rires genes, je suppose….

Je crois que je vous ai laisse dans le dernier mail apres la visite du pays hakka. Ma destination suivante a ete Quanzhou. Enfin une ville a taille humaine. Meme dans les quartiers modernes, les immeubles ne sont pas ecrasants, et dans les vieux quartiers, des immeubles en brique de deux/trois etages… ca repose. C’est une ville de temples, il y en a des tous petits, partout dans la ville. Ils semblent chacun honorer des dieux differents. Le plus grand temple est bouddhiste bien sur – d’ailleurs, c’est le premier bouddha ascete que je vois. Le gros bouddha hilare est beaucoup plus represente-, mais aussi un temple de la deesse de la mer, protegeant marins et pecheurs, un temple avec trois bonshommes ayant vecu au 9eme siecle (comme les explications etaient uniquement en chinois, bien sur a part comprendre les dates auxquelles ils ont vecu, je n’en sais pas plus). Ici les temples ont des colonnes richement sculptees, dragons, oiseaux…Toujours une active commerciale frenetique. Des magasins de robes de mariees rouges (je suppose que c’est la couleur traditionnelle, que le blanc a ete importe par les europeens plus tard). Un joli petit musee de la marine egalement, desert. De jolies maquettes de toutes sortes, des bateaux de pecheurs, des bateaux de transport, des bateaux pour epater la galerie (l’empereur, et les diplomates). Les panneaux explicatifs insistent beaucoup sur la superiorite de la Chine sur tous les autres pays (en particulier les europeens). C’est aussi un pays de marionnettes, mais le musee etait indigent…  Comme Quangzhou a ete un port de la route de la soie tres important, il y a beaucoup de marchands du moyen orient qui sont venus s’installer, d’ou mosquee, cimetiere musulman…Dans la mosquee, les panneaux explicatifs insistent beaucoup sur ce que ces musulmans ont apporte a la Chine. Et puis une autre façon de construire, pierres et briques alternees…

Vu a la gare routiere, en partant pour Guangzhou (plus connue en français sous le nom de Canton ) : ‘our smiles greet from all the world’, et ‘our enthousiasm warms all passengers in a trip’.

15 octobre

A la fin du dernier mail, c’etait le depart de Nanchang vers Xiamen…

J’ai bien recupere ma gourde, la jeune fille que j’avais contactee le matin est revenue expres le soir pour s’assurer que je l’avais bien. En fait, ils me l’ont apportee quand j’etais devant le bus, en train de monter dedans. A l’entree du bus, une dame me tend un sac de plastique jaune.. Ma foi, pourquoi pas, mais qu’en faire ? Puis, par gestes, on m’indique qu’il me faut enlever mes chaussures…D’accord… enfin, on me fait comprendre que la place des chaussures, c’est le sac plastique.

Un mystere elucide, donc. Trois rangees de couchettes, sur deux hauteurs. Une couette, un oreiller chacun. Ce n’est pas vraiment plat, et ca me casse un peu le dos. Films divers jusqu’a 10h30 (le bus a demarre a 6h30), puis extinction des feux. Il n’y a pas de rideaux, une lumiere jaunatre passe a travers les vitres. Mes intestins sont infatigables, aussi toute la nuit, toutes les heures, je sillonne le bus de ma couchette aux toilettes. Toilettes minuscules, a la turque comme il se doit, dans un bus qui brinqueballe… Ambiance calme, les chinois dorment, eux. Je peux donc les regarder dormir, approcher tout pres mon visage de leur visage, dans la semi-clarte du bus. J’ai l’impression d’etre une voleuse.

Apres une nuit pas tres reposante donc, arrivee a Xiamen. Il est 6 heures du matin, et je decide de prendre un taxi jusqu’a l’hotel. La course doit normalement couter 10 yuans. Pour commencer a savoir comment m’orienter dans la ville, je m’empare de mon plan de ville, et j’essaie de suivre le trajet du taxi. Bizarre, elle (c’est une femme qui conduit) prend le chemin de l’aeroport alors que c’est a l’oppose.

J’ai pourtant telephone a l’hotel pour qu’on lui explique le chemin en chinois. Il est tres clair tres rapidement qu’elle a decide de me faire visiter la ville et ses environs, et pas de prendre le chemin le plus court. On passe enfin devant la rue, et la, je lui dis de s’arreter. Le montant de la course s’eleve a 55 yuans, soit 5 fois le prix normal. Je suis verte de rage, j’essaie de lui faire comprendre que je ne suis pas dupe de son miserable stratageme. Arrivee donc a l’hotel, beaucoup trop tot pour que ma chambre soit prete. Qu’a cela ne tienne, j’ai du linge a laver, occupons nous de la lessive ! Mais non, la machine est trop bruyante, il me faudra attendre 8h30. Je m’affale donc dans le canape… patience, patience, c’est une des vertus du voyageur. Bref, linge lave et reposee, je pars visiter un temple tout proche. C’est drole l’ambiance, tres recueillie autour des statues, et ailleurs des jeunes gens, souvent en groupe qui rient beaucoup, se prennent en photos mutuellement…on prie devant les statues, et aussi sur les rochers il y a d’enormes inscriptions en chinois, devant lesquelles on prie egalement. Il y a des inscriptions en relief sur les murs, et on y jette des pieces dans l’espoir qu’elles resteront accrochees. Comme beaucoup de temples de grandes villes, il occupe une place en bas d’une colline qu’on peut escalader. De la haut, il y a une belle vue sur la baie. Vous verrez les photos quand j’arriverai a les envoyer, deux ordinateurs que j’essaie et ca ne marche pas – meme message, invalid DSN adress. Puis l’heure du check in a l’hotel arrive, JE VAIS DONC ME COUCHER ! .

Le lendemain, balade sur l’ile de Gulung Yu a trois minutes de ferry.

C’est un endroit qu’on m’a chaudement recommande, et dont le guide vante les charmes. Je suis un peu deçue par les lieux eux-memes – c’est suppose etre une ancienne concession, avec des batiments du XIX eme…

Quelques uns certes, mais beaucoup de batiments recents, et deja en etat de delabrement avance…Des qu’on s’eloigne du ferry, presque plus personne et la vie semble s’ecouler paisiblement. Transport des materiaux sur l’ile : des charrettes a bras. Je suis depassee par plusieurs tireurs, qui signalent leur arrivee en criant pour qu’on leur cede la voie. Pas de voitures. Je fais le tour de l’ile a pied, et a un moment, je trouve  un endroit tres rigolo : une plage, ou il est a la mode de venir se faire photographier quand on se marie. Ce n’est manifestement pas le jour de leur ceremonie, mais il y a sur la plage plusieurs couples avec maquilleuses, photographes, il y a ceux qui attendent, il y a des photographes entre eux qui font leur pause…Les pantalons des hommes sont en general un peu transparents, et on distingue les rayures de leurs sous-vetements… retour a l’hotel, et recherche d’un bon restaurant : ici c’est le bord de mer, adieu blaireaux et marcassins, bienvenue aux crabes, crevettes, poissons, poulpes, palourdes, et autre coquillages….

Depuis tout a l’heure je me bats avec le site de chargement de photos, et deux personnes m’ont dit qu’il y a une armada d’internautes chinois payes par le gouvernement pour surveiller les echanges, et qu’ils sont en train de regarder ce que je fais… plutot effrayant… et que quand je rencontre ce genre de probleme, la seule chose a faire, c’est de reessayer plus tard…

Hier, visite des Tulous Hakkas, qui sont des habitations particulieres du peuple Hakka de cette region. Deux options : prendre un voyage organise d’une journee, avec tous ses inconvenients, ou me debrouiller toute seule (premier bus a 6h10, puis deuxieme bus, puis negociations avec un taxi…) : je choisi la solution de facilite : le voyage organise. Evidemment on me dit que le guide parlera un peu anglais, c’est archifaux. Comme c’est l’organisation chinoise, d’abord un bus pour aller a l’entree du village ou ils veulent canaliser les visiteurs (il y a plus de deux cents tulous sur plusieurs dizaine de de km carres), puis on attend le bus et le guide local. Heureusement, une femme du groupe qui parle bien anglais me prend sous son aile.

Site de photos encore bloque, l’œil de Mao me colle aux basques !

Je cueille des plantes sur le chemin, et dans un Tulou, une vieille femme se precipite sur moi des imprecations aux levres. Evidemment, je ne comprends rien a ce qu’elle me reproche, et la femme du groupe prend ma defense. Elles se hurlent mutuellement dessus, et en viennent aux mains. La vieille femme tombe. Je suis sideree (au sens premier :  en etat de sideration). Puis nous quittons le Tulou. J’aurai l’explication plus tard : la vielle femme m’accusait d’avoir pris une plante de son champ, et demandait une compensation financiere. J’ai un peu de mal a me detendre apres ca. C’etait evident que les deux femmes se criaient des insultes. Et ce qui m’a surprise, c’est l’absence de reaction des autres habitant du Tulou : peut etre que ca faisait un peu d’animation dans leur journee ?

A l’auberge de jeunesse, je rencontre une jeune chinoise qui parle parfaitement anglais, et nous passons une bonne soiree a deviser… sur les hommes bien entendu. Elle est de Guangzhou (prononcer Gouangjo), qui est une destination de mes jours prochains. Je la recontacterai a ce moment – c’est pratique, un portable ! )

Enfin aujourd’hui, lutte d’arrache pied avec internet, balade a la plage… rechercher un cafe internet, la encore, quelle histoire !

Heureusement, entre les indications que reussissent a me donner quelques passants, et le fait que j’ai reussi a memoriser les ideogrammes, j’ai enfin trouve….

Voila, vous aurez – peut-etre – des photos quand l’internaute qui me colle aux basques ira se coucher !

Demain, depart pour Quanzhou (prononcer Tsuanjo… sinon, vous n’aurez jamais le billet de bus pour la bonne destination !). Ce sera plus cool, un bus toutes les 20 mn et deux heures de bus seulement…

11 octobre

J’ai beau noter ce que je veux vous ecrire, j’oublie toujours quelque chose…

Je voulais vous ecrire a propos des divers panneaux que l’on peut rencontrer. Comme je ne lis toujours pas le chinois, c’est evidemment leur traduction en anglais que je trouve savoureuse… d’ailleurs, je vais peut-etre essayer de faire un album photos que de panneaux…

En attendant, un avant gout – qu’apprecieront surtout les anglophones-. Je n’ai pas fait de photos de ceux la, car j’etais en bus. C’etait hier, dans les monts Jinggang.

‘safety is the expectation of your relatives’

Evidemment je ne retrouve pas le papier sur lequel j’avais note les autres (j’ai tout une armada de petits papiers, de ‘ou sont les toilettes ?’ a ‘je veux aller a la station de bus’ en passant par ‘un bol de riz’ et ‘sans piment’)

Il etait question aussi de la beaute de la nature qqc comme ‘beautiful environnent makes beautiful people’, et de la prevention des incendies ‘une etincelle peut allumer un grand incendie’, de ‘qqc qui avait besoin de ‘fireproofing’. Vu dans un hotel ‘mind your herd’

Ambiance de ‘wangba’ : essentiellement des hommes qui jouent parfois aux cartes, souvent a des jeux de guerre…quand je vois des filles, en general elles chatent (du verbe français bien connu chater). Il y a une francisation de ce terme ?

Retour a Nanchang hier, et depart pour Xiamen – sur la cote sud – ce soir en bus. Hier, dans le bus de retour, j’ai oubliee ma gourde… non que ce soit vital – on trouve des bouteilles d’eau minerale partout – mais ca evite d’utiliser des bouteilles en plastique. Direction station de bus ce matin, pour essayer de faire comprendre ce que j’ai oublie. J’ai montre mon billet de bus d’hier a l’accueil, et le mot ‘oublier’ dans mon lexique. Qqn m’a conduite dans un bureau de la partie administrative, ou une charmante jeune fille ne parlant pas anglais me reçoit. Qu’a cela ne tienne, elle cherche – et trouve – au telephone qqn qui parle anglais. Allers et retours d’explications – qu’avez-vous perdu ? Dans quel bus ? Quand quittez-vous Nanchang ? – elle lui explique ce qu’elle veut en chinois, il me parle anglais, je reponds, il lui traduit en chinois. L’ensemble dure a peu pres une heure, mais, bon, je passerai ce soir avant de prendre mon bus et je verrai s’ils ont trouve qqc. En tout cas, le moins que je puisse dire est qu’elle a fait tout ce qu’elle a pu pour me rendre service.

Ensuite, visite du temple bouddhiste local. Comme dans tous les temples bouddhistes, demons de 4 metres de haut a l’air feroce, enormes bouddhas dores- le gros bouddha qui rit, les trois bouddhas du passe, du present du futur…, le tout derriere des vitres pas tres propres. Comme je m’interesse de pres a une espece de grand cone orne de bouddhas minuscules  avec une loupiote au dessus de chaque bouddha, et dessous un nom et une date, un jeune moine s’approche de moi. Comme d’habitude, il ne parle pas anglais, et mon chinois ne s’est guere enrichi depuis ce matin. Je ne comprends pas si les bouddhas allumes c’est pour rendre hommage aux morts ou aux donateurs, mais, bref, nous engageons une sorte de conversation. Je lui demande toujours a l’aide du lexique pourquoi il a choisi de devenir moine, je n’ai jamais la reponse. Echange de paroles avec les mains, est-ce que je veux manger oui, c’est l’heure du dejeuner, je veux manger. Tres gentiment, il va me chercher des pommes et des biscuits – french cookies !-. Me voila donc nantie de cette sainte nourriture. Ensuite, il m’ecrit sur un papier son adresse au temple, son numero de telephone portable – meme si lui ne parlant que chinois, et moi ne comprenant pas la chinois, ca risque de limiter les echanges -, et devinez quoi ? son numero de carte

de credit !…..je n’ai pas compris : il attend un versement miraculeux de ma part ? Je peux utiliser son compte comme je l’entends ?

Il y avait une ceremonie pour un mort au moment où j’etais dans le temple, psalmodies, deambulations, repsalmodies devant un nouvel autel, redeambulations. Deux chanteurs, un homme qui fait ‘ding’ sur une petite cymbale et un ampli; chaque moine etait paye 50 yuans (5 euros),qu’il mettait dans la grande manche de son habit safran.Enfin, je sors me restaurer de nourritures pas saintes du tout, et me voila lestee jusqu’au soir – un vrai repas equilibre comme je n’en avais pas eu depuis longtemps, riz poisson œufs legumes fruits…

Et me voila de retour au cafe internet pour vous ecrire…

Bises donc, je vais maintenant m’occuper de l’envoi des photos. J’ai complete ma collection de portes, je vous renvoie l’ensemble.

9 octobre

A Nanchang, dans un cafe – un vrai, qui sert du vrai cafe -, rencontre d’un jeune homme qui a etudie a Paris et souhaitait integrer Sciences Po (ce qu’a fait sa sœur). Trop difficile, il est rentre en Chine, ou il etudie les sciences politiques (a Beijing je crois). Il a regrette qu’il soit impossible de critiquer le gouvernement, mais ne m’en a pas dit plus. En France, il etait epate qu’on puisse critiquer ouvertement le president de la republique ! Et souhaite dans le futur travailler pour ameliorer la situation de son pays.

Hier, j’ai visite un village aux environs de Nanchang. Un vrai village cette fois, avec presque pas de magasins de touristes. Les poules avaient l’air d’etre en meilleure sante que les gens ! De belles poules

: grises ou feu, et une drole d’espece avec un toupet sur la tete. J’y ai rencontre un jeune homme, qui visitait egalement. Encore une illustration vivante des migrations en Chine : parents vivant en Mongolie, freres et sœurs habitant a Shenzhen (a cote de Hong Kong), et lui qui travaille a Nanchang !

Les chinois sont toujours tres surpris que je ne me fasse pas prendre en photo la ou je passe, et celui la n’a pas fait exception a la regle.

Il a insiste pour me prendre en photo par moment, aussi des que je pourrai, vous me verrez au pied du camphrier (beaucoup de villages visites ont des arbres protecteurs,  l’espece dependant de la region).

C’etait un drole de village, avec essentiellement des personnes agees et des enfants. Crasse, dentitions en mauvais etat : effectivement, ca avait l’air bien pauvre. C’est la region des camphriers, et il y  avait un camphrier de 1000 ans ! Enorme ! Avec une fanfare locale a son pied : Des petites dames dans un uniforme fuchsia, qui ont fait pour moi leur choregraphie. C’etait (bien sur ?) un homme qui donnait la mesure avec des cymbales. Ici la veneration des ancetres n’est pas un vain mot, il y avait dans beaucoup de maisons un autel, parfois tres kitsch, tout recouvert de papier argent. Mon guide n’a pas voulu que je prenne des photos. Il y a meme un temple dedie aux ancetres. J’ai goute dans un magasin de l’eau de vie de riz, c’etait vachement bon !

Aujourd’hui, encore change d’endroit. Je suis dans le Jinggang Shan (autrement dit la montagne Jinggang, au sud toujours du meme etat).

Celebre pour la beaute de ses paysages bien sur, mais aussi pour de glorieux episodes du debut de la longue marche. C’est donc assez touristique, mais l’affluence reste moderee. En tout cas, on est dans un massif montagneux, et devant les restaurants, il y a le choix classique de poules et de poissons chats, mais il y  a aussi des faisans, de rongeurs – ragondins et autres-, des blaireaux, des marcassins, d’enormes escargots. Ce midi, j’ai teste un nouveau plat : une omelette aux fleurs.

Sur le chemin ente Nanchang et Jinggang Shan, rizieres toujours, mais aussi coton, vigne. La montagne a quand meme l’air moins peuplee que les plaines, mais en regardant bien, il y a toujours des chemins qui la sillonnent.

Haut lieu des debuts du communisme donc, connu de tous les chinois.

Dans les magasins, des Mao en medaillon, en buste, en pied, des Mao de

2 cm, 20 cm 2 m, en bronze, en bois, en porcelaine….

Mais comme toujours depuis le debut, tourisme conçu par les Chinois pour les Chinois. Impossible de trouver une carte en Anglais, tres difficile de trouver qqn qui parle un peu anglais… Ce matin donc, a l’aube, j’arpente la ville en quete du touriste center. C’est la qu’on m’a dit qu’il faut aller, pour payer le droit d’entree, prendre le bus et visiter. Je trouve un endroit immense, je montre au guichetier le lieu ou je veux aller sur mon guide… meo, meo (non, non)… me voici plutot desappointee… j’avise un guichet indique ‘individual tourist desk’… il n’y a qu’une femme qui fait le menage et ne peut rien m’indiquer… bon bon bon : quelle strategie adopter maintenant ? Eh bien une jeune fille parlant anglais apparait miraculeusement… elle est guide pour un voyage organise, ils vont la ou je veux, elle me propose de me joindre a eux. Elle s’appelle Rainbow (arc en ciel).Et me voila donc en route ! Je voulais une balade la ou il y a un peu de verdure et une cascade… ce sera pour le debut d’apres midi. Le matin, visite de lieux historiques : le poste d’artillerie qui tenait la vallee, permettait le ravitaillement des troupes, et contenait l’avance des ennemis, visite du QG de Mao, et de ceux qui l’ont rejoint avec des hommes pour former l’armee qui changera l’histoire de la Chine. Des pieces tres simples dans une masure en pise, un lit une table une chaise…On ne sort pas des sentiers battus, les bus vous emmenent a des endroits precis. Partout, vous pouvez pour quelques dizaines de renminbis (ou yuan) louer un haut de costume de soldat de l’armee revolutionnaire, pour poser selon l’endroit devant la cascade, devant la pierre ou Mao meditait et ecrivait des poemes, ou devant son QG….

Et ici les poules sont noires (y compris la crete).

J’ai commence ce mail hier, dans le cafe internet local. Je demandais donc partout un ‘wangba’, et c’est le planton de la banque postale qui a carrement abandonne son poste pour m’accompagner ! Pas de possibilite de decharger mes photos ici, vous attendrez quelques jours. Je dois etre encore dans un certain nombre d’appareils photos, hier deux adolescentes qui vendaient des bonbons ont voulu etre prises en photo avec moi. Les questions qu’on me pose le plus souvent sont : quel est mon age, et combien je mesure. Pas croise un seul europeen ici.

Donc, comme vous voyez, selon les moments, c’est facile ou difficile de ne pas pas parler chinois. Par exemple, hier dans l’hotel, il n’y avait pas de bouilloire : j’ai trouve le mot eau chaude dans mon lexique, et logiquement, on m’a indique la salle de bain. Comment donc dire que je veux de l’eau chaude pour faire du the, et pas pour me laver ? Enfin, je trouve un bol, et je dis eau chaude en montrant mon bol… ca y est, je me suis fait comprendre !

Enfin, hier soir, soiree comme je n’en fais jamais : chips (de banane, cependant), vin rouge (chinois, bien sur), et tele (d’etat, en chinois elle aussi). Evidemment je n’ai pas compris grand chose… j’ai zappe (il y a un grand nombre de chaines), et j’ai vu : des informations, qui en particulier indiquaient que tout est sous controle a Urumqi (si j’en crois les formations de miliciens,  -brassard rouge au bras- ou de militaires qui etaient montres), des programmes sur les beautes des steppes africaines, et un programme sur une des minorites – tissage traditionnel par des femmes habillees en bleu avec un turban blanc).

Demain, retour a Nanchang, et de la, je partirai pour Xiamen, sur la cote plus au sud (12 heures de bus en prevision). Comme il y a une auberge de jeunesse, j’espere que je pourrai faire une lessive !

Enfin, et ce sera tout pour aujourd’hui : ici, beaucoup de travail du bois. J’ai donc craque pour quelques beaux objets… il y a en particulier des tables en bois massif (plateau et pied inclus) de toute beaute (mais ca j’ai bien sur pas craque) … et beaucoup de sculptures aussi. Ce qui est interessant, c’est que souvent le sculpteur utilise les caracteristiques du bois (racines, galles) pour donner plus d’expressivite a son sujet.

6 octobre

Je suis donc un peu plus au Sud, dans l’etat du Jiangxi. J’ai commence par Wu yuan, et les villages autour. Le guide de voyage indiquait : beaux villages, tourisme en cours de developpement. C’etait il y a deux ans… depuis, le prix d’entree des villages (car pour visiter villages et montagnes, il faut payer !) a ete multiplie par trois, celui de l’hebergement par cinq, et comme en ce moment ce sont les vacances du festival de la lune, des bus sur des centaines de metres a l’entree des villages. Dans ces villages, toutes les maisons sont transformees en magasins de souvenirs (la plupart du temps hideux selon mon gout, et ils vendent tous les memes choses). Aussi ca m’a tape sur les nerfs – en matiere de  foule, l’experience de Huang Shan m’a suffi, et je ne suis restee qu’un apres-midi. Ceci dit, en m’eloignant du village en question, j’ai fait un jolie balade dans les rizieres : voir les photos de l’album que je viens d’envoyer. Transport des engrais a dos d’homme, ou sur des petites motos electriques. Les champs sont minuscules dans cette region – rarement plus de 20m x 20m, aussi la mecanisation es-elle tres difficile. C’est l’epoque de la recolte du riz, aussi il y a du riz qui seche partout : sur les routes, devant les maisons. Les poules y picorent, les chiens s’y vautrent. Les vieux batiments des villages ont une structure similaire a celle des villages de l’Anhui, aussi j’ai trouve que ce n’est pas la peine d’envoyer des photos supplementaires.

Apres, depart pour Jingdezhen. Ville sans attrait,  sauf un musee en plein air sur la fabrication de la porcelaine – ville tres reputee, depuis un millenaire deja, pour cette production. J’ai bien sur visite le musee, mais je n’avais pas envie de prendre des photos; vous vous contenterez du recit. Demonstrations par des artisans du travail : tour de potier, decorations. Il y a une sorte de travail qui m’a beaucoup impressionnee – meme si je trouve le resultat assez kitsch, c’est le travail de sculpture sur l’epaisseur. un travail d’une finesse incroyable, sur des volumes enormes – des pots, des vases de 50 cm de diametre minimum, avec force dragons, ponts et petales…Le tout recouvert de dorure. Je vous promets que ça en jette ! Sinon, il y en a pour tous les gouts, lignes simples et une seule couleur – bleu ou vert -, ou tarabiscote a souhaits, et plein de decors tres detailles. Les artisans qui font ce travail semblent reconnus, et quand on achete une œuvre, on a un certificat d’authenticite avec la photo de l’artiste. Ils sont en general specialises dans un style de motifs, j’en ai trouve un qui est le champion des crevettes ! La ville est ponctuee de magasins qui vendent de la porcelaine, beaucoup de services a the, d’assiettes…. mais pas aussi luxueux que les magasins du musee. Et je n’ai craque pour rien – ou presque, juste un petit pendentif…-

Ce matin, depart pour la capitale de l’etat, Nanchang. Maintenant, en ville en tous cas, je n’utilise plus le guide pour trouver des hotels. J’en choisis un pres de la gare routiere – ou j’arrive, et d’ou je pars. C’est facile a indiquer aux taxis, et ca m’evite de trimballer mon sac a dos d’un bout a l’autre de la ville. Visite d’une pagode, voir photos- dans cette ville en pleine ebullition. 4 heures de bus d’une ville a l’autre, et j’avais l’impression que c’etait de l’urbanisation continue ! Pas des grands ensembles, ou des usines, mais des immeubles de 2-3 etages, en general pas finis- en tout cas ceux qu’on voit de la route. Ca semblait etre des particuliers qui se faisaient construire leur maison. Les colonnes corinthiennes en beton ont un succes certain dans la region ! Les champs sont plus grands que plus au nord, ce qui m’a valu de voir une moissonneuse batteuse.

Dans la pagode, j’ai craque pour  un petit lion violet… je dois trouver que mon sac a dos n’est pas assez charge !

Enfin, derniere experience : recherche d’un cafe internet – d’ou je vous ecris en ce moment. Ca m’a demande d’enrichir mon vocabulaire chinois – quand je demande ‘internet cafe’, personne ne comprend. Je me suis donc plongee dans mon guide, pour partir en quete d’un ‘wengba’. D’abord, personne ne pouvait rien m’indiquer, puis une jeune fille m’a conduit jusqu’a un cafe. La, j’ai beaucoup de succes : toujours qqn pour regarder mes mails par dessus mon epaule, pour commenter les photos. Et toujours qqn pour me demander mon e-mail….

Comme il se fait tard, et que je pars demain a l’aube pour un nouveau village, j’arrete mon recit ici…

3 octobre

Hier, visite d’un parc chinois des plus connus – par les chinois – : Huang shan. Le matin dans la brume, l’apres-midi au soleil. C’est pendant les vacances du festival de la lune, une dizaine de jours pendant lesquels les chinois sont en vacances et voyagent. Imaginez la gare de Lyon le premier samedi de juillet : ce n’est rien a cote de l’affluence  au Huang Tan le jour ou j’y suis allee. Encore, pour monter, ca va; j’ai pris la solution de facilite, le telepherique. 20 mn d’attente. Comme dans les sectes bouddhistes, il y a les bonnets rouges et les bonnets jaunes : les touristes chinois semblent voyager facilement en groupe, et chaque groupe a une casquette de couleur. J’ai eu du mal a m’orienter, j’avais achete une carte, mais toute en ideogrammes, et la typographie des panneaux indicateurs n’est pas celle de la carte : autant dire que j’avais du mal a m’y retrouver. Je demandais donc mon chemin, en essayant – par gestes – de poser deux questions ; ou sommes-nous ? Je veux aller la, quel chemin prendre ?  Evidemment, la fois suivante ou je posais la question, je n’etais pas du tout ou j’imaginais. Ca a fini par me stresser – en effet, l’hotel n’est ni dans, ni au pied de la montagne, et le dernier bus etait a 5 heures, et je ne me rapprochais pas du chemin pour descendre….-. J’ai fini par trouver a peu pres la bonne direction, et par trouver le telepherique par lequel je voulais descendre… une queue monumentale ! Sur des centaines de metres ! Et comme ce sont des chemins parfois assez etroits, une foule compacte, j’etais prise dans le mouvement, et difficile alors de reculer. J’ai quand meme fait la queue…une sacree experience !

L’armee pour verifier que tout se deroule bien, que personne ne triche : des hommes jeunes, pas du tout souriants. Des epaulettes avec une barrette, deux barrettes,  des etoiles, et des drapeaux chinois croises… tout ceci je suppose indique des grades.

Enfin, quelques minutes apres 5 heures j’etais a la station de bus… et j’ai trouve un bus… ouf… retour saine et sauve au bercail ! Aujourd’hui, journee repos, photos, flemme, avant de partir demain pour une nouvelle direction : un petit village un peu plus  au sud, et la dans un hotel ou personne ne parle chinois… (Jusqu’a cette nuit, je suis dans une auberge de jeunesse, ou le personnel parle anglais : ca aide. Par exemple, ils ont ecrit pour moi sur un papier : je veux prendre le bus pour Wuyuan demain, et j’ai presente ca au guichet de la gare routiere, ce qui m’a permis d’obtenir un ticket sans difficulte.

En me baladant, j’ai trouve un marche avec : le fameux canard seche dont je vous ai parle dans un mail precedent, des racines de lotus, des crapauds et des ecrevisses – les clients choisissent les ecrevisses avec des baguettes -, des tas de plantes sechees- il m’a semble reconnaitre en particulier des fougeres -; une allee pour les poules – vivantes -, une allee pour les poissons et une allee pour la viande. Quelques photos dans l’album qui suit.

Cucurbitacées

1er octobre

Bonjour Chacune, Chacun,

A Nanjing, encore : dans le metro, il a beau y avoir des portillons automatiques, il y a un employe derriere chaque portillon qui verifie que tout se passe bien !

Arrivee a Huan shan donc….

Petite journee hier passee a explorer la ville. Visite dans un vieux quartier touristique d’une maison riche typique de la region : une jeune fille comme guide pour moi toute seule, qui n’a pas l’air d’apprecier outre mesure son boulot, mais c’est un boulot. Elle me cite la dynastie pour chaque objet (Ming, Zhou, Song…) : consultation du guide pour voir a peu pres a quand cela correspond. Cela n’est pas tres precis selon nos criteres a nous, chaque dynastie s’etalant en general sur plusieurs siecles. Ceci dit -ecrit plutot- la maison est magnifique, toute en bois ouvrage avec une gestion savante de la lumiere. Bien sur, elle regorge d’objet auspicieux, apportant bonheur, descendance male, richesse et longue vie.  Puis tentative de visite d’un autre endroit, qui n’avait pas l’heur d’etre situe dans un quartier aussi touristique, mais simplement dans un vieux quartier. Entre la redaction du guide dont je dispose (2006), et maintenant, le vieux quartier a ete rase, il y subsiste la maison en question je suppose – mais c’est ferme et ecrit en chinois, aussi, difficile d’en etre sure. Si j’en crois les dessins sur les palissades qui ceinturent les decombres, a cet endroit sera construit un immense centre commercial.

La circulation y est moins dense que dans les villes precedentes, mais il y a quand meme du monde. Beaucoup de velos rickshaws qui proposent leurs services, mais ne comprennent pas les indications, meme les plus basiques (railway station par exemple). Les femmes occidentales seules n’y sont pas legion,  aussi beaucoup de gens me sourient. Comme d’habitude, les femmes tricotent en attendant le chaland, et les hommes jouent aux cartes, ou aux echecs.

Suis pour la premiere fois de mon voyage dans une auberge de jeunesse, nid de routards de tout poil. Rencontres : un peruvien qui veut aller d’ici au Rajasthan (ouest d l’Inde) a velo, en passant par le Laos, le Cambodge, le Vietnam puis bateau pour Calcutta, Benares, Nepal…, et un français qui fait un tour du monde en 12 mois.

Hier, j’ai teste pour vous : la machine a laver de l’auberge de jeunesse. Il y avait un vague mode d’emploi en anglais, et sinon, tous les boutons etaient en chinois. J’ai essaye un certain nombre de combinaisons avant que ca demarre, mais – ouf !-, ca a fini par marcher.

Depuis que je suis partie, typhon, pluie battante, bruine, ciel gris au mieux : pas encore vu le soleil chinois !

Le lendemain : eh! Oui, vu du ciel bleu aujourd’hui !

Aujourd’hui, encore une journee tranquille a visiter des vieux villages des environs. Plutot que de courir dans tous les sens apres les bus locaux, j’ai choisi l’option voyage organise avec des chinois. Evidemment je ne comprends rien a ce que raconte le guide, mais je profite du paysage. C’est plus montagneux ici, et en general, sur les flancs des montagnes ca reste plus sauvage. Mais on m’avait dit : belle region peu developpee, et en fait j’avais compris : peu peuplee.. Ce qui n’est pas exactement le cas ! Il y a des villages partout… et comme en chine ailleurs, ca se construit… Enfin, on est passe dans des regions cultivees : du riz, bien sur, meme si en ce moment on est entre deux recoltes, beaucoup de legumes. J’ai vu une vache ! Sinon, il y a des buffles, qui servent probablement a donner un peu de viande, mais surtout servent aux labours. Pour les labours, il y a egalement des motoculteurs. Les champs sont minuscules – les plus grands doivent faire 1/2 hect are. Et beaucoup de monde dans les champs, qui travaille. Il y a des chevaux, je ne sais pas encore bien a quoi ils servent. Je pense qu’ils servent a porter des charges, mais je ne suis pas sure.

C’est rigolo dans le bus, ils se chipotent entre eux pour le choix des places, ca a l’air super complique. Aussi pour se mettre autour des tables a dejeuner. En tout cas, a table, la jeune femme a cote de moi prend soin de moi, elle selectionne des morceaux qu’elle met dans mon bol. C’etait tres bon, bien meilleur que ce que j’aurai trouve a manger toute seule. Il y avait du lard assaisonne avec des algues pimentees, des pousses de bambou tres parfumees, une espece d’omelette tres legere. Dans les touristes que j’ai rencontre en chemin, plusieurs ont souhaite ete pris en photo avec moi. Ils ne m’ont meme pas demande mon nom, ni d’ou je viens, non, ils voulaient simplement une photo a mon bras.