les nouveaux travaux dans l’atelier

 

Cette année, je poursuis un travail entamé l’année dernière, et j’innove !

je continue le travail à partir des empreintes, et l’association bronze – fil métallique épais ( 4 sculptures réalisées dans ce registre), et celle sur la réalisation d’objets qui ont une fonction : j’ai fait force poignées et boutons de portes à partir des empreintes sur le bois., et aussi d’une graine utilisée en médecine traditionnelle.

voici la graine, au naturel et son tirage en cire avant passage à la fonte

 

un couple de danseurs, deux figures indépendantes qu’on peut associer à sa guise :

 

une figure étrange, gracile, entre une femme au turban et une antilope :

une photo de texture qui montre comment le détail du bois ressort en bronze; je n’ai pas encore de photo de la sculpture entière :

pour les autres photos, il faudra attendre que je retrouve mon chargeur de téléphone !

 

et j’essaie aussi :

de réaliser des petits pendentifs, en travaillant en collaboration avec un bijoutier de Bobo qui travaille l’argent – j’avais déjà une bague qu’il a réalisée -; c’est au final toujours un travail d’associations , cette fois avec un nouveau métal. Il demande de travailler avec une personne qui ne travaille pas d’habitude sur les projets d’autres personnes, et de mon côté j’ai du mal à imaginer précisément ce que je veux, et à donner tous les éléments pertinents. C’est aussi des pièces toutes petites en comparaison avec les sculptures habituelles, et cela change aussi. C’est autant un travail sur le bronze lui-même que des nouvelles modalités de travail collaboratif. Merci Abdoulaye d’avoir accepté de tenter l’expérience !

une forme à laquelle je pense depuis les premiers stages. il s’agit de travailler avec le bronze en fusion, sans moule. je n’osais pas trop le demander jusqu’à maintenant – c’est déjà bien bizarre les toubabs, il suffisait de regarder le soudeur qui a soudé cette année les pièces bronze- fer pour comprendre ce qu’il en  pensait -, et de plus cela fait fi de toute la tradition qui utilise les moules, la cuisson, et qui contrôle précisément le résultat obtenu. Ma demande a été prise en considération par les bronziers, et j’ai donc 2 pièces qu’il me faut continuer de travailler ….

 

 

 

 

 

une nouvelle série de sculptures

un nouveau voyage au Burkina, un nouveau stage avec Rodrigue, Baaba, Mossè, Karim.

Inutile de dire que sans leur accompagnement, je n’en aurai pas fait autant !

Pour cette série j’ai exploré des combinaisons : bronze et broderie, bronze et bois, bronze et fer.

 

et la dernière née, la main dans la main (gestation et réalisation mai-juin2014)

J’imagine une version gigantesque du veilleur, sur une plage déserte : quelqu’un connaît une collectivité intéressée ? merci d’utiliser la page contact !

 

Enfin, ce jour 16 août 2014, j’ajoute dans la galerie une sculpture créée récemment – Merci Ouransa et Noufou pour le support ! – : la main dans la main.

 

 

 

 

les objets

 

Des pièces en bronze ou bronze et métal, réalisées à la technique de la cire perdue.

Elles peuvent être adaptées à la demande.

Pour tout contact, appeler Cécile au 06 25 14 74 89

 

 

La recette de la sculpture en bronze


Prendre de la cire, et puis jouer
malaxer, rouler, aplatir, étirer
la marier   avec du fer, avec du bois
avec du fil
strier , ciseler, lisser

 

un fer chaud, pour souder, pour les larmes

 

Être insatisfait, faire une boule,
recommencer.
Laisser émerger.

 

Pour la pomme il faut un noyau,
pour le poisson aussi.

 

Et puis envelopper soigneusement d’argile
une couche deux couches trois couches                   laisser sécher

 

Confier au fondeur.

 

Casser
Ebarber, limer, patiner : voilà, c’est prêt !

17 février 2010

Bonjour Chacune, Chacun, 
 
Pour ceux qui n'ont pas tout suivi : par l'intermédiaire d'une amie clown, j'ai rencontré un burkinabé fondeur de bronzes d'art, et également sculpteur…j'ai fait un stage avec lui en juillet, et comme j'ai trouvé d'une part qu'il est une belle personne, généreuse de ses connaissances, et que j'ai pris énormément de plaisir à réaliser des sculptures, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure burkinabé qu'il propose, à savoir un stage de créations de sculptures sur bronze dans la ville de Dobo Dioulasso, où il a un atelier, avec des personnes qui y travaillent. M'y voici donc depuis une semaine. J'ai fait quelques réalisations en cire, et les personnes de l'atelier m'entourent et me conseillent sur la technique de réalisation. Ces deux derniers jours, nous avons fait les moulages en banco (mélange d'argile et de toile de jute). Je pense que les moules seront cuits et fondus demain, ou en début de semaine prochaine. A l'atelier, il y a d'autres stagiaires que moi. Les experts qui nous encadrent sont Rodrigue (en ce qui me concerne), Baba, Mossé. Dans l'atelier, il y a aussi Tidiane, Kossi, Kassoum. Je travaille sous un auvent tressé, et malgré la chaleur et la poussière, ça va bien. Les jours s'écoulent donc tranquillement, à un rythme apaisant. Je me laisse prendre en charge (ce qui est plutôt nouveau pour moi), je n'ai pratiquement rien à décider sauf la forme de mes sculptures. Noufou m'héberge dans une maison, où il y a également un couple de français venus l'aider à réaliser son nouveau four (il est en train de construire un nouvel atelier). Une amie, Martine, arrive samedi. 
 
Pour les photos, j'ai compris pourquoi je ne peux pas décharger : il faut le logiciel de l'appareil photo sur l'ordi… j'ai changé d'appareil entre le voyage en Chine et maintenant, et je n'avais pas eu ce pb en Chine. Donc, probablement, les photos, ce sera au retour. 
Par ailleurs, Noufou est originaire d'un village situé entre Bobo et Ouaga, où il a créé une association (mais je ne lui ai pas encore demandé le but de l'asso en question). Il y travaille avec des cousins à lui. Ce week-end, c'est la fête au village… nous irons donc y passer quelques jours . Village sans électricité, ni téléphone… vous n'aurez donc pas d'autres nouvelles avant le début de la semaine prochaine. 
 
Quelques proverbes locaux : 
 
'on ne peut pas courir en se grattant les fesses', c'est à dire on ne peut pas faire deux choses à la fois; 
'même si tu fais pipi loin devant toi, la dernière goutte tombera toujours entre tes pieds' : (surtout pour les enfants) si tu fais des bêtises, et que tu les caches, ça finira bien par se savoir… 
 
Ici, on souhaite bon appétit à son voisin de table au restaurant quand son plat arrive, même si on ne le connaît pas, pour les choses qui vous tiennent à cœur on fait dire merci par personne interposée, quand quelqu'un veut partir, il dit 'je demande la route', ce qui ne veut pas dire qu'il souhaite qu'on lui explique le chemin du retour…il faut alors s'empresser de lui reproposer de la boisson pour vérifier qu'il veut vraiment partir, et que ce n'est pas un moyen de vérifier qu'il est gêneur…quand des amis sont à la maison à l'heure du dîner, on les inclut systématiquement dans le repas sans demander, car si on demande, la personne comprend qu'elle est de trop (pas assez à manger pour tout le monde ?) et déclinera. 



Les sculptures

Plaisir d’enfance retrouvé du modelage…plaisir à réaliser un objet….plaisir à travailler en équipe – et quelle équipe, Noufou Sissao en France et au Burkina Faso, Rodrigue, Baba et Mosé au Burkina Faso – (je n’ai ni la compétence, ni l’équipement pour réaliser seule des sculptures en bronze)…