clown et actualité : c’était à Pantin, ce 1er novembre !

Le principe : des clowns réagissent à des articles de la presse soigneusement sélectionnés par Bertil Sylvander, qui est aussi maître de cérémonie.

Cela se passe dans le café pantinois ‘chez Agnès’, et ce soir là, ont participé (par ordre alphabétique) : Asymptote, Babouche, Gertrude, Léontine, Mimolette, Rose Bigoudi, et Torpille..

Réactions en solo, en duo, ou en miroir (1 + 3) !

des courtes séquences de quelques unes de nos impros !

 

Ici, Torpille et Rose Bigoudi cherchent à sauver les entreprises de pompes funèbres de la faillite – les clients sont de plus en plus regardants sur les prix, et à cause d’une météo clémente, les décès des vieux attendus ne sont pas au rendez-vous ! . La solution : un cercueil pour toutes les personnes de la salle !

 

et là, mimolette incarne Tim Cook qui vient emballer Poutine que Gertrude se délecte à jouer. L’enjeu est de taille : après avoir révélè son homosexualité, Tim Cook a été déclaré persona non grata en Russie !

 

 

Rose Bigoudi à la nausée à l’énumération des épisodes de l’écotaxe

 

 

et la passage de la frontière près de Kobané réserve bien des surprises à Léontine, Asymptote étant un garde frontière intraitable !…

 

plus à suivre, en fonction de mon temps pour préparer ces séquences !

 

Une soirée organisée à l’initiative de l’association ‘les clowns de Pantin’

La prochaine est prévue le 31 janvier : à vos agendas !

 

avec le collectif les Ôdacieux

 

Nous continuons notre chemin, creusons notre sillon…

plusieurs interventions depuis les dernières signalées :

intervention dans le cadre du festival du court métrage ‘mi-nuit blanche’ du ciné 104 à Pantin, en janvier

une première soirée clown d’actualité, en mars, à Pantin toujours

une intervention à l’Escabelle, Externat Médico Pédagique situé à Plaisir.

 

 

Lire, c’est Partir !

 

Il y a deux ans, le groupe des Ôdacieux se constituait autour d’un projet d’intervention dans le Salon du Livre pour Enfants organisé à la porte de la chapelle.

Depuis, d’autres interventions ont émaillé la vie la vie du groupe…

Cette année, à nouveau, les Ôdacieux intervenaient à nouveau au salon, avec pour ceux qui avaient participé à la première édition une pensée pour Agnès Dumouchel : elle nous avait accompagnée dans la préparation, et soutenus dans le déroulement. Quelques images des coulisses et de l’intervention dans le diaporama !

 

Ont participé à cette édition (par ordre alphabétique) : Arrobase, Caillou, Huevita, Léontine, Mimolette, Opportune, Pamela, Pompon, Rose Bigoudi, Torpille

 

Coulisses de A tire d’Aile, mars 2010

24 février 2010

Bonjour Chacune, Chacun,

Noufou, la personne qui m’accueille et organise le stage ici, a créé une association burkinabé dans le village dont il est originaire pour la scolarisation des enfants. cette association travaille avec une association en France, basée près de Nantes. Depuis 6 ans, l’association a permis la scolarisation de 30 enfants qui sinon ne seraient pas allés à l’école. La sélection des enfants a été effectuée par l’association burkinabé, et cela ne s’est pas fait sans frictions. Ils organisent une course de vélos annuelle, dont le premier prix est un vélo neuf (une course hommes, une course femmes). Un vélo coûte environ 30 000 francs cfa, soit environ 45 euros ce qui pour la plupart des villageois de ce village représente une grosse somme (un mouton et demi). La scolarisation d’un enfant en primaire coûte environ 30 euros par an à l’association, et ce sont les adhérents français qui mettent la main à la poche. Cette année, pour la première fois, ils ont organisé un carnaval : masques faits à partir d’assiettes en papier et chapeaux de papier agrafé, bal poussière le soir (balafon et djembé), soirée conte. La plupart des artistes qui ont participé aux soirées étaient bénévoles (il y avait un merveilleux joueur d’un instrument dont je ne connais pas le nom, qui s’apparente à la kora). le carnaval a été très réussi, et il semble qu’enfants et adultes y aient pris beaucoup de plaisir. Martine Confiture et Cécile Bigoudi ont participé modestement avec leur nez rouge.

Noufou nous avait invités ainsi que d’autres stagiaires à passer les trois jours au village; comme autres français, il y avait un groupe de d’jeuns qui avait monté avec des écoliers une pièce de théâtre, et les représentants de l’association française.

Toubabou, toubabou : ça veut dire ‘le blanc’ en Dioula, et je l’ai beaucoup entendu pendant mon séjour !

Pour l’eau, il faut aller la chercher à la pompe, et Noufou nous a dit qu’une barrique en métal représentait une vraie richesse. La famille qui vit dans la cour puise au fil de la journée l’eau dont elle a besoin. La plupart des enfants sont en guenilles, et ceux qui connaissent ce problème m’ont dit que nombre d’entre eux sont asmatiques (il me semble qu’il manque un ‘h’, mais je ne sais pas trop où le mettre). Malnutrition bien sur (peu de protéines, peu de vitamines). Bouillie de petit mil au petit déjeuner (avec du sucre; c’est un peu acidulé, j’aime bien mais tout le monde ne partage pas ce goût). pour nous, c’était cuisine de luxe (un peu de viande, quand même, un peu de salade… quelques oranges…). Les femmes bossent du matin au soir (dès 5h30, les feux sont allumés, il faut piler le mil – ce qui semble être très gourmand en temps, et fait des bras et un dos très musclés – , faire les lessives à la main, pomper l’eau, faire la cuisine…). Les hommes adultes pour la plupart ne semblent pas très occupés – celui de la cour où je dormais était dans son fauteuil du matin au soir…- Les aînés décident, les plus jeunes éxécutent. Ce n’est pas la saison des travaux au champs, je ne sais pas si les hommes sont plus actifs à ce moment là. Cultures vivrières : mil, maïs, mangues. Cultures commerciales : coton. Il y a des animaux, poules pintades canards, et chèvres – elles bouffent tout, j’en ai vu une avec une étiquette de thé lipton au coin du bec !- moutons zébus. Ce qui m’a surprise, c’est la présence de cochons, mais c’est un village où il y a des chrétiens. Plusieurs mosquées et plusieurs églises. Plusieurs ethnies cohabitent dans ce village, peuls, gourmantchés, dafis… ils sont organisés par quartiers. Les jeunes gens jouent au foot – chaque quartier son équipe – , et le samedi organisent des tournois. J’ai vu de loin un match, c’est à dire des silhouettes qui s’agitaient dans un nuage de poussière…

Je me relis, et je me rends compte que dans les animaux j’ai oublié les ânes… eux, comme animaux de trait. On les trouve bien entendu aussi en ville.

Houndé, Koumbia, Bodialedaga,Wolsama, Koro : les noms des villages s’égrennent sur le chemin du retour à Bobo. Dans le 4×4, nous sommes 4 humains, un mouton, et sur la galerie une pintade et un coq. L’harmattan soufflait, et nous avions le choix entre pas d’air dans la voiture, ou un air poussiéreux, chaud et sec. La pintade et le coq ont déjoué nos pronostics, et sont arrivés en vie a bobo.

Pendant ce temps, à l’atelier cela n’avait pas chômé : le fonte a eu lieu jeudi dernier, et toutes les sculptures étaient dégagées de leur gangue d’argile. Il y a encore beaucoup de travail dessus, supprimer toutes les coulures, limer, retirer les tiges de coulée, et patiner. J’ai fait deux masques et un poisson. Il y a une pomme boîte que j’ai préparée, mais le moule n’est pas encore fait et ce sera pour la prochaine fonte (jeudi ou vendredi si j’ai bien compris).
La fonte, c’est très impressionnant : ils ont une dizaine à manipuler le métal en fusion. Seulement deux d’entre eux avaient des chaussures de sureté, les autres étaient en tongs.

Voilà, suite au prochain numéro, 


Expression(s)

Ça a commencé il y a bientôt 20 ans, de manière banale, anodine : la participation à un atelier de théâtre…de fil en rencontre, le théâtre m’a amené au clown. Le clown se pratique seul (enfin, je veux dire, en tant que discipline, pas en tant qu’individu !) ou combiné avec d’autres disciplines, et combiné il l’a souvent été : croisements fertiles avec la danse (danse contemporaine, danse Buto, tango… d’autres encore bien sur sont possibles, je ne les ai pas expérimentés), avec le chant…puis, travail de danse et de chant par eux-mêmes…
Une formation multiple donc :
Le Clown, avec en particulier :
J’aime cet espace où l’on peut être un monstre cruel, puis dans l’instant suivant un papillon, ou amoureux d’un arbre qui vous chante ‘we all live in a yellow submarine’, où l’on peut accoucher de sa mère – les fans de psychanalyse apprécieront -…, où la grandeur est de révéler ses failles, où l’on rit, aussi, avec soi, avec ses partenaires, avec le public. Cet espace où, pour être juste, il faut être dans l’instant présent, habiter son corps et ses émotions avec plénitude, et le partager  – c’est un idéal, mais quand j’y arrive, quel bonheur !
La danse avec en particulier : Annette Coquet, Bruno Salvadori, Fançoise Jasmin, les sœurs Bustello
La pratique de la danse buto tout spécialement m’a permis de trouver une forme de liberté, qui a irrigué mes autres pratiques :
La patiente et l’intensité, la colère et le grotesque, la densité et l’infinie légèreté… un mode d’expression qui dépasse les codes de la danse, et par là même peut toucher chacun
Une phrase qui me touche :
« La danse n’est pas seulement ce qui se voit mais elle vit d’abord à l’intérieur du danseur. Ce n’est pas la forme qui compte, mais le mouvement invisible, intérieur » Butô(s), Editions CNRS, 2002
Le chant avec Anne Bourreau, Emmanuelle Bunel
Le théâtre, avec dernièrement Emmanuelle Lenne, au théâtre du fil
Tout cela débouche sur des représentations publiques de spectacles , des collaborations en clown avec des associations pour des manifestations ponctuelles, des participations à des événements …