La jeune fille à la perle

 

Un bout de bois trouvé, dont la forme évoque immédiatement un corps féminin.

Il me faudra poncer légèrement, contempler longuement, essayer, changer mon crayon d’épaule pour enfin trouver. Une boucle d’oreille perdue par une autre met un point final au travail.

dimensions approximatives :                   hauteur : 59 cm   largeur : 5,5 cm   profondeur = 15 cm

 

 

visible sur le marché des créateurs Bastille les samedis où j’y suis !

pour les prix, c’est ici

La tribu des petits bois

   
Du chêne, très vieux, très dense, utilisé dans une charpente, réutilisé dans une autre charpente, puis mis au repos et conservé,
Des rondelles, des boulons, récupérés depuis.... à chaque vis son écrou, qui ne s'associe qu'à elle !
Ils se transforment en tribu, avec de grands yeux et à chacun son habit.
 
Visibles actuellement au marché des créateurs Bastille quand j'y suis !

hauteurs : de 28 à 51 cm 
base rectangulaire, avec des côtés compris entre 7 et 10 cm

pour les prix, c'est ici !

 

 

 

 

sculptures de ce mois de février

 

j’ai bien tardé à mettre des images en ligne…

tout n’y est pas encore, et j’ai repris des photos que j’espère meilleures de sculptures plus anciennes,

m’enfin, voilà une bonne partie du résultat du travail de ce mois de février dans l’atelier des ‘Arts du feu’ de bobo Dioulasso !

pour les prix, c’est ici !

jeux de cosses

 

Au bois de Vincennes, à mes pieds, des cosses d’acacia jonchent le sol : mettre en valeur leurs beautés, leurs formes et leurs détails,
et jouer.
Associées à un contraire possible – dense, solide, manu-facturé -, des boules en bronze,
les cosses peuvent prendre différentes poses.
Lesquelles choisirez vous pour elles ?

 

Elles prennent de la hauteur

 

Eh ! oui, travaillées sur l’endroit et l’envers, certaines calebasses prennent maintenant de la hauteur : elles reposent sur un socle !

voici un premier représentant de cette nouvelle espèce …. d’autres suivent le plus bientôt possible….

 

 

avec la contribution de Issa Biyen, Ouransa Traoré et Drissa Traoré pour la réalisation des socles.

les sculptures de ce mois de juin

voici les toutes récentes sculptures d’Ouransa :

la pattes des oisillons porteurs de calebasses se sont allongées, un penseur nous a rejoint, et les chats s’étirent puisque ce sont des chats ….

une nouvelle série de sculptures

un nouveau voyage au Burkina, un nouveau stage avec Rodrigue, Baaba, Mossè, Karim.

Inutile de dire que sans leur accompagnement, je n’en aurai pas fait autant !

Pour cette série j’ai exploré des combinaisons : bronze et broderie, bronze et bois, bronze et fer.

 

et la dernière née, la main dans la main (gestation et réalisation mai-juin2014)

J’imagine une version gigantesque du veilleur, sur une plage déserte : quelqu’un connaît une collectivité intéressée ? merci d’utiliser la page contact !

 

Enfin, ce jour 16 août 2014, j’ajoute dans la galerie une sculpture créée récemment – Merci Ouransa et Noufou pour le support ! – : la main dans la main.

 

 

 

 

Ouransa Traoré, sculpteur récupérateur Burkinabé

 

Les travaux récents d’Ouransa

Voici les photos d’oeuvres de l’artiste burkinabé qui a exposé dans mon atelier lors des portes ouvertes des ateliers de montreuil…son nom : Ouransa Traoré

La recette de la sculpture en bronze


Prendre de la cire, et puis jouer
malaxer, rouler, aplatir, étirer
la marier   avec du fer, avec du bois
avec du fil
strier , ciseler, lisser

 

un fer chaud, pour souder, pour les larmes

 

Être insatisfait, faire une boule,
recommencer.
Laisser émerger.

 

Pour la pomme il faut un noyau,
pour le poisson aussi.

 

Et puis envelopper soigneusement d’argile
une couche deux couches trois couches                   laisser sécher

 

Confier au fondeur.

 

Casser
Ebarber, limer, patiner : voilà, c’est prêt !

7 mars 2010

 

 

 

 

Eh oui, voilà; plus que deux jours avant mon retour dans la froidure parisienne… je goûte chaque goutte de transpiration….

Il s’en est passé des événements depuis mon dernier mail….

Retour à Ouaga, et visite du village de Tiébélé à 2 heures de route. Là bas, c’est encore une autre langue : le Kassina. Je me suis contentée d’apprendre à dire merci : Dillé (en Dioula, parlé à Bobo, c’est ani tié, et en Moré, parlé à Ouaga, c’est barka).

Tiébélé est réputé pour ses maisons décorées : nous en avons visité une, une cour où vivent 149 personnes. Plusieurs cases organisées autour d’une cour centrale, où sont gardés les animaux ( bovins, moutons). Plusieurs sortes de cases : les cases en huit, pour les vieux couples, les cases carrées pour les jeunes couples, le cases rondes, pour les célibataires. Dans la cour centrale, un grenier à mil collectif, dont les femmes n’ont pas le droit de voir le contenu : s’il ne reste pas assez à manger, elles pourraient partir…les cases en huit avec une chicane à l’entrée, pour décapiter un ennemi qui chercherait à s’introduire….des poteries à l’intérieur, pour garder le trésor des femmes (bijoux et condiments), des calebasses pour la nourriture et l’eau, des nattes pour la nuit accrochées au plafond….c’est très petit (petits enfants et grands parents peuvent y dormir ensemble). Et des fétiches en quantité (les Kassinas sont animistes). Dans la seule case que nous avons visité, il y en avait 5 ! Interdit de les prendre en photo, et même pour le guide d’expliquer leur pouvoir… Un autel à sacrifices devant la cour, et des sacrifices dans les cours également…Décorations au kaolin, au charbon (remplacé dans nos temps modernes par du goudron), le tout recouvert d’un vernis coloré au néré…. Chaque décoration a sa signification : un boa, des ailes de milan noir (ici ils bouffent les poussins, et il faut s’en protéger), des tessons de calebasse et de poteries, pour rappeler aux femmes que c’est précieux et qu’il faut y faire attention, des filets de pêche car une année de famine, les hommes sont partis pêcher dans un pays voisin et cela les a sauvés….. La décoration est la travail des femmes, et c’est un travail collectif. Mais comme cela demande beaucoup d’entretien, c’est une tradition en voie de disparition…Les Kassina sont à la fois agriculteurs et éleveurs… Ils y a aussi d’autres métiers, tisserands, forgerons, potiers….Cela semble une organisation très différente de Ouhabou, où cohabitaient plusieurs ethnies avec chacune leur spécialité, et où il y avait du troc entre éleveurs et agriculteurs (du lait et de la viande contre du mil).

il y a une retenue d’eau et des canaux qui irriguent des jardins gérés par une association communale. Patates douces, haricots, piments, oseille, arachides à la saison humide…Pour avoir de la terre dans ce village, il faut d’abord aller voir le chef de terre, puis après régulariser avec le cadastre. Le canal a été réalisé en coopération avec une asso tourangelle il y a une 15zaine d’années. Les jardins sont plantés d’un mix de cultures vivrières et commerciales. Le bénéfice sert à scolariser des enfants. Il y a beaucoup d’échanges commerciaux avec le Ghana tout proche, et le village a l’air moins pauvre que Ouhabou par exemple.

Retour à Ouaga, et visite du parc de Luango : des sculptures en plein air dans un chaos de granit, réalisées par des sculpteurs de tous horizons, Afrique de l’ouest, Europe, Maghreb…Certaines sculptures intégrées aux roches existantes, d’autres ajoutées…Il y en a pour tous les goûts : un bel esprit du baobab, des oiseaux en équilibre sur un rochers, des jardins étoilés…. des figuratives et des abstraites, des monumentales et des relativement plus petites…

Soirée d’adieu de Noufou qui rentrait en France, capitaine grillé et aloko (banane plantain frite), et suite de soirée dans un dancing avec de la musique live….Là dansaient des gens d’un certain âge et d’un volume certain…. Encore de la fesse – assumée – et du beau boubou !

Rencontré aujourd’hui dans la villa dans laquelle je dors un belge qui travaille sur des projets de théâtre et de festivals… Festival de musique prévu en décembre en pays touareg : avis aux amateurs (trices) ! J’ai passé l’après-midi a assister à une séance de travail théâtral avec des femmes du quartier….

Plein d’autres choses encore à vous raconter, ce sera à mon retour (je suis en train d’épuiser mon crédit internet…) : rappelez moi de vous parler du Pam, des WaKmen de l’UNICEF…