jouer du ngoni

Bonjour Chacune, Chacun,

J’ai acheté une première série d’instruments de musique au Grand Marché. J’en cherche d’autres – des flûtes en particulier -, et on me recommande de m’adresser à Gouverneur. Ce que je fais, donc. Je le rencontre à la villa où j’habite, et nous parlons un peu musique. Il joue entre autres du n’goni et du djembé, donne des cours, des concerts…

Comme le n’goni est un instrument sacré – tout comme le balafon -, c’est un instrument qui attire les esprits quand on en joue. Ces esprits sont invisibles mais le joueur est conscient de leur présence, en particulier s’il se sent très inspiré. Les esprits qui aiment la musique sont joueurs, curieux et bienveillants – en tout cas, pas malveillants : quand on s’absente, eux aussi veulent s’essayer à jouer. Du coup, on a l’impression que le n’goni se met à jouer tout seul … non, non, ce sont les esprits qui essayent…

Je pense au joueur de balafon du Rer A, à Nation : est-ce les esprits l’accompagnent lui aussi ? si c’est le cas, ça doit lui faire un auditoire plus attentif que nous les voyageurs pressés !

Gouverneur fabrique des maracas avec des calebasses : il y en a de toutes les tailles et toutes les couleurs ! J’en prends 4, de tailles différentes. Chaque calebasse a été percée pour mieux sonner, et a un tressage de cordes et de perles. Ça fait du boucan, dé !

Je rencontre le joueur et le fabricant de flûtes ce matin : Issou Diarra. Flûte traversière en roseau, cauris et cire d’abeille pour la bouche, parfois un habillage de cuir coloré. J’essaye de comprendre un peu le processus de fabrication de la flûte, mais non il ne dira rien ! Elles semblent être accordées suivant notre gamme – flûte en fa#, en do, en si…Les flûtes ne sont pas associées à des cérémonies particulières, et il en joue en concert en groupe.

en tout cas, ne vous méprenez pas : la photo de l’article, ce n’est pas un n’goni !

 

Voilaye pour aujourd’hui !

Amitiés